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| Etretat. |
Au nord du Havre, la nature a découpé la " Côte d' Albâtre ", baptisée ainsi en raison de l'éclatante de falaises crayeuses qui culminent à quelque 126 mètres de hauteur.
A Etretat, le sentier de la falaise d' Aval conduit a la chambre des demoiselles, une grotte chère a Maupassant, enveloppée de mystère et de légendes. Le temps remonte dans l'imaginaire jusqu'au XIVe siècle ou un aristocrate douteux aurait fait creuser cette grotte afin d'y enfermer trois jeunes filles durant trois jours et trois nuits au motif de les rendes plus" sages ". les pauvres demoiselles ne résistèrent pas à ce traitement barbare, elle rendirent leurs âme à dieu.
Les témoins oculaires ne manquèrent pas d'affirmer que, tels des anges, elles s'envolèrent au paradis.
La nuit tombée, leurs gémissement et leurs plaintes hantent la falaise du souvenir de cet horrible drame.
Vers le pied de la falaise, au dessus de la chambre des demoiselles, une autre grotte, le trou à l' homme, creusée par la force érosive de la mer, aurait au XVIIIe servi de refuge a un naufragé rejeté au rivage par les vagues.
Un endroit clair et relativement confortable puisque tapissé de mousse et de pierre blanche qui n'est accessible qu' à marée basse.
La prudence commande de ne pas s'aventurer à la légère dans ce" trou " et de le quitter avant la remontée des flots.
Ailleurs. à Etretat.
Le voyageur éprouve l' impression d'être ailleurs en arrivant a Etretat. Tout revêt un caractère d' étrangeté qui frappe vivement l'imagination.
Là songe-t'il, rien ne ressemble à ce que l'on peu voir partout. Le sol est plus bas que le niveau de la mer, et la petite cité est protégé par une digue de galets, remués sans cesse par les vagues qui, plus d'une fois, ont rompu cette barrière fragile.
" Quelque irruption soudaine du flot de l'océan se déversant dans les rues a sans doute instauré une coutume conservée avec soin jaloux: le jour de la fête de l' ascension, le clergé procède a la cérémonie de la bénédiction de la mer et profite de la circonstance pour lui ordonner de respecter ses limites. "
Les pêcheurs ne disposent d' un échouage, et les petits bateaux sont hissés au cabestan sur la digue. Les " caloges ". veilles embarcation couvert de chaume.
Les caloges servent de magasins au matelot, quand la mer descend, les femmes creusent des réservoirs qui se remplissent d'eau et s'installent en jacassant au bord du rivage pour laver leur linge. la lessive sèchera sans façon au grand air, étendue sur les galets.
Les caloges au pied des falaises de la côte d' Albâtre, de vielles caïques, servent a ranger agrès, filets, matériels utilisé pour le halage des bateaux sue ces plages de galets, calés sur le sol en haut de la grève, ces anciens bateaux de pêches sont recouverts du toiture en chaume ou en lattes, le long de la coque, les pêcheurs ramendent leurs filets lorsque le temps interdit l'appareillage.
Les Caloges illustrent les particularismes d' Etretat.


